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August 25 2010 | EQUATORIAL GUINEA

Equatorial Guinea

Amnesty: sentenced to death and immediately executed four coup convicts

 
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Reuters

Equatorial Guinea executes four coup convicts

DAKAR, Aug 23 - The oil-producing African state of Equatorial Guinea has executed four ex-military officers convicted of a failed armed attack on its presidential palace last year, rights group Amnesty International said on Monday.

Equatorial Guinea handed down death sentences to the four on Saturday on charges of terrorism and treason but did not say in the statement it released at the time when the executions would take place.

"These men were convicted after an unfair trial, sentenced to death and executed with chilling speed without having the slightest opportunity to appeal their sentence," Erwin van der Borght, Africa Director at Amnesty, said in a statement.

Amnesty said the four sentenced -- Jose Abeso Nsue, Manuel Ndong Anseme, Jacinto Micha Obiang and Alipio Ndong Asumu -- had been living as refugees in nearby Benin but were abducted in January and placed in secret detention prior to their trial.

Equato-Guinean officials in the capital Malabo were not immediately reachable for comment.

The tiny central African state's armed forces repelled gunmen in motorboats who tried to storm the palace of President Teodoro Obiang Bguema in February of last year.

Obiang's government is trying to clean up its image as one of Africa's most corrupt and repressive nations and so attract investment. It currently benefits from oil output at 300,000 barrels a day but its reserves are in decline.

The country was listed 12th from bottom in a list of 180 countries ranked on efforts to stamp out graft by Berlin-based Transparency International in 2009.  Few of its 650,000 inhabitants have yet to enjoy its oil wealth, while Obiang's government has been the centre of U.S.

and Spanish inquiries into the purchase of multi-million dollar estates in those countries.

Obiang took power in a 1979 coup. He won a fresh 7-year term in a landslide election last year that critics said was rigged.

 

AFP

Guinée équatoriale: les 4 condamnés à mort exécutés samedi selon  Amnesty

LIBREVILLE, 23 août 2010 - Les quatre hommes accusés  d'avoir participé à l'attaque du palais présidentiel de Guinée  équatoriale en février 2009, condamnés à mort samedi, ont été  exécutés le même jour, affirme lundi Amnesty International (AI) dans  un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

Joint par l'AFP depuis Libreville, le ministre équato-guinéen de  l'Information et porte-parole du gouvernement, Jeronimo Osa Osa  Ekoro, a déclaré qu'un communiqué sur le sujet serait diffusé en  soirée, sans vouloir donner de détail.

José Abeso Nsue Nchama, alias POPO, ex-capitaine des Forces  terrestres, Manuel Ndong Anseme, adjudant, Jacinto Micha Obiang,  contrôleur de douane et élément de la Sécurité présidentielle, et  Alipio Ndong Asumu "ont été exécutés le 21 août immédiatement après  avoir été condamnés par la cour militaire dans la capitale du pays,  Malabo", affirme Amnesty International.

Les quatre hommes avaient été reconnus "criminellement  responsables et auteurs de délits d'attentat contre le chef de  l'Etat et représentant du gouvernement, terrorisme et trahison",  selon le verdict.

Le 17 février 2009, des hommes armés venus par la mer avaient  tenté de débarquer à Malabo dans une attaque aux motivations encore  mystérieuses. Les autorités avaient affirmé avoir repoussé  l'attaque, qui visait, selon elles, le palais présidentiel.

Selon le tribunal cité par la radio d'Etat, l'objectif de  l'attaque était de chasser du pouvoir le régime du président Teodoro  Obiang Nguema. L'ex-capitaine José Abeso Nsue devait occuper la  présidence comme chef d'état-major avant de faire appel à un certain  Angel Esono Nsuga, qui n'a pas été arrêté et est considéré comme le  cerveau du putsch raté, a précisé le tribunal.

"Ces hommes ont été condamnés après un procès inique, condamnés  à mort et exécutés avec une froide vitesse sans avoir eu la moindre  opportunité de faire appel", souligne AI.

"Les quatre hommes vivaient comme réfugiés au Bénin depuis  plusieurs années, quand ils ont été enlevés par les forces de  sécurité équato-guinéennes en janvier 2010", rappelle l'ONG.

"Ces anciens militaires ont ensuite été mis au secret à la  prison Black Beach de Malabo, où ils auraient +confessé+ l'attaque  du palais", poursuit-elle, indiquant avoir "reçu des rapports  affirmant qu'ils ont été torturés en détention et forcés à  +confesser+ leur participation à l'attaque".

"José Abeso aurait demandé à voir sa famille après l'annonce du  verdict mais quand sa femme et son fils sont arrivés à la prison de  Black Beach une heure plus tard, il avait déjà été exécuté",  rapporte AI.

Malabo avait initialement attribué l'assaut au Mouvement pour  l'émancipation du delta du Niger (Mend), une rebellion du sud du  Nigeria, avant d'accuser Faustino Ondo Ebang, ex-chef de l'Union  populaire (UP, parti d'opposition) réfugié en Espagne depuis 2007,  d'en être le "commanditaire".

Deux autres suspects ont été condamnés à 20 ans de prison pour  complicité dans ce procès. Le procès, dont les débats se sont  déroulés dans la discrétion, s'est ouvert le 13 août, selon la  télévision.

Ces deux personnes avaient déjà été jugées avec neuf autres  Equato-guinéens, tous membres de l'UP, aux côtés de sept Nigérians  par la cour d'appel de Malabo en mars pour l'attaque du 17 février.

Tous les Equato-guinéens avaient alors été relaxés, tandis que  les Nigérians avaient été condamnés à une peine de 12 ans de prison  pour "terrorisme". Ces derniers avaient clamé leur innocence,  expliquant qu'ils étaient des pêcheurs pris dans une tempête le jour  de l'attaque.

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