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9 Aprile 2011 | TUNISIA

Tunisia

Dichiarazioni del premier ad interim Essebsi contraddicono recenti aperture abolizioniste del nuovo governo

 
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ANSA

TUNISIA: PREMIER, BEN ALI MERITA LA PENA DI MORTE

TUNISI, 8 APR - Per il modo con cui ha depredato il suo Paese e per il fatto di essere fuggito, l'ex presidente tunisino Ben Ali merita la pena di morte. Lo ha ribadito il premier ad interim tunisino, Be'ji Cad Essebsi, in una lunga intervista al settimanale Jeune Afrique.
Essebsi ha parlato della famiglia dell'ex presidente e di quella della moglie, Leila Trebelsi, sottolineando che devono rispondere dei loro atti davanti alla giustizia, ma senza una ''caccia alle streghe''.

Pur se ha confermato la sua posizione ''morbida'' nei confronti degli ex esponenti dell'Rcd, il partito di Ben Ali sciolto per decisione della magistratura tunisina, Essebsi e' stato duro nei confronti dell'uomo che ha governato il Paese, con un regime dittatoriale, per oltre due decenni. ''La sua diserzione pura e semplice - ha detto - e' un atto di alto tradimento. La sentenza, in questi casi, e' la pena di morte''.

 

Béji Caì'd Essebsi

« La révolution, ce n'est pas la démocratie »

Depuis son arnvee au poste de Premier ministre du gouvernement provisoire, les esprits se sont apaises et le pays s'est progressivement remis au travail Sa mission mener a bien la transition en evitant la chasse aux sorcieres, tout en veillant a ce que justice soit faite

•• Ma nomination a ramené la confìance. Le défi majeur est de ne pas la décevoir.

Propos recue II s a Tun s par MARWANE BEN YAHMED

Tunis, fin mars Hormis quelques chars et blindes qui veillent sur certams edi fices pubhcs (mmistere de 1 Inteneur, ex siege du RCD, Banque centrale) ou prives (supermarches, medias), il n'est plus guere de signes du chaos postrevolutionnaire qu'a connu le pays Les citoyens ont repns leurs acuvites - goùtant leur nouvelle hberte -, les grands chantiers d'infrastructures se poursuivent, les terrasses des cafes sont bondees et les embouteillages ont refait leur appannon Demier ventable rehquat de la cnspation passee, les forces de secu nte - police et armee confondues - staaon nent aux abords du Palais de la Casbah, ou se trouvent les services du nouveau Premier ministre, Beli Caid Essebsi

Nomme le 27 fevner en remplacement de Mohamed Ghannouchi, demission naire, « BCE », comme on l'appelle, nous a recu dans l'un des salons du palais, qm abntait jadis la chambre du bey, pms le bureau du ministre des Affaires etrangeres, poste qu'il occupa, entre autres fonc tions, sous l'ere de feu Habib Bourguiba Souvemrs

Celui qui a aussi preside la Chambre des deputes pendant un an, au debut du regne de Zine el Abidine Ben Ali, et qui a la lourde charge, aujourd'hui, de conduire une transition a hauts nsques

nous a accorde un long entretien, malgre un empiei du temps surcharge, n'eludant aucune quesùon et rompant avec la langue de bois de l'ancien regime Cethommede 84 ans a vecu de l'mteneur, et parfois de tres pres, l'histoire de la Tumsie moderne depuis son mdependance, en 1956 Plus d'undemi siede plus tard, il entendbien boucler la boucle et mettre enfln le pays sur les rails de la démocratie

JEUNE AFRIQUE • Depuis votre nomination au poste de Premier ministre, le 27 fevner, les espnts se sont apaises Pourtant, la transition que vous étes charge d'as-surer manque toujours de lisibilite. Si l'objectif du 24juillet prochain, date de l'election de l'Assemblèe constituante, est clair, le chemm pour y parvenir l'est beaucoup moins..

BÉJI CAID ESSEBSI • II faut bien que tout le monde alt conscience du fait que la situauon actuelle est delicate, bien plus, par exemple, que celle qui prevalait au momentdel'mdependance Noussortons de deux decennies d'un pouvoir obscuran Oste Lafrustrationetrhumihationsubies par le peuple etaient mcommensurables La Cocotte Minute a explose, sans enca-drement m leadership Au)ourd'hm, tout deborde le ressentiment, les espoirs, les attentes Dans un cadre, rappelons le, extrémement dangereux Les residus de l'ancien regime preparaient des exacùons

pour semer le chaos Certe transition est donc extrémement difficile a mener, ce qui exphque les flottements de l'equipe precedente, a qui ]e ne jette absolument pas la pierre Elle a pu commettre des maladresses, mais elle a assure l'essentiel la continuile et la perennite de l'Etat Aujourd'hui, il semble que ma nomination ait ramené la confiance Monprobleme,le defi majeur, est de ne pas la decevoir

Ce qui, justement, serait de nature a rassurer les Tunislens, c'est un vérita-ble calendner de mise en ceuvre de la démocratie, des différentes étapes qui y conduisent Où en est-on 7

J'ai toujours dit que la révolution, ce n'est pas la démocratie La révolution lui ouvre seulement la porte, comme elle peut d'ailleurs egalement ouvrir la porte a la pagaille et, peut-ètre, a l'enterrement de cene démocratie Le plus difficile est donc de mettre en piace les conditions de ce processus progressif Nous avons repondu aux attentes de la majonte de la population en decidant l'election d'une Assemblee consumante Nous avons ega lement mis sur pied une commission nanonale [l'Instance supeneure pour la reahsanon des objecuis de la revolunon, de la reforme poliùque et de la transition democratique, NDLR] afin d'etudier la restructuration politique du pays Elle travaille actuellement a l'elaborauon d'unSI BÉJI, LE « GUIDE » ET LES RHUMATISMES

DANS SES MÉMOIRES, Habib Bourguiba, le bon grain et l'ivraie. Si Béji brosse un portrait savoureux de « Guide » libyen : « Kaddafi s'est creò un personnage et est devenu prisonnier de cette image. Son accoutrement et ses tenues de parade ne ressemblent en rien a la tradition de sor» peuple. Ce jeu d'apparence, sans substance et sans lendemain, lui sert tout juste pour se différencier des chefs d'État arabes et africains, [...] Après quatre décennies d'exercice du pouvoir, il n'est plus a espérer qu'il puisse changer ou qu'il troque ce jeu d'artifice pour une stature d'homme d'État. [...] Kaddafi a largement gaspillé le temps, les atouts et les privilèges immenses de son pays. »

A un ministre britannique qui lui demandai! « mais comment faites-vous avec le colonel Kaddafi? », il répondit: « Comme avec nos rhumatismes, ca s'enflamme parfois, ca se calme après, la douleur est toujours latente, mais nous n'en mourons pas. Nous faisons avec ! » C'était le temps de l'indulgence... •                                              M.B.Y.

nouveau code électoral. Il y a beaucoup de discussions autour de ce demier projet. Et compte tenu de la composition de cette commission, dont tout le monde veut ètte, cela ne se passe pas comme on met une lettre a la poste... Cet éclectisme favorise les points de vue divergents et complique les choses. Il y a beaucoup de palabres, c'est

Habib Bourguiba, le bon grain et l'ivraie,

Béji Caid Essebsi, Sud Editions,Tunis,2009

vrai. Mais pas au point de nous empécher d'étre préts a la date fixée.

Qui deciderà, en demier ressort?

L'instance rendra un avis, mais c'est au gouvernement qu'il incombe de trancher.

••Jesuisrevenu car ma génération est aussi responsable dece qui est arrivé.

Que se passera-t-11 une fois la Constituante installée?

Elle élira un président provisoire, qui nommera son gouvernement, provisoire lui aussi. KAssemblée s'attacheia a élaborer la nouvelle Constitution, ce qui, d'après moi, ne devrait pas prendre plus de six mois. Puis cette dernière sera soumise a referendum. Il sera temps, ensuite, de renouer avec un processus démocrati-que normal : élections présidentielle et législatives.

La grande inquiétude des Tunisiens, c'est la sécurité. Que reste-t-il des nervis de l'ancien regime?

Je n'aime pas la chasse aux sorciè-res, il nous faut donc faire preuve de discemement. La police politique de Ben Ali a été dissoute. La police tout court, elle, fait l'objet d'un grand ménage. Les cas les plus évidents, ceux qui ont commis des exactions, des actes de torture ou autres,

sont déjà devant la justice, aujourd'hui réellement indépendante, qui étudie les dossiers au cas par cas. Cela ne va pas aussi vite que nous l'aurions souhaité, maisje préfère cela a l'injustice.

Comment avez-vous vécu ce fameux l4janvler et la fuite de Ben Ali?

Croyez-moi ou non, je savais que BenAli allait s'enfuir. On m'a beaucoup consulte pendant la révolte. Certains chefs de partis politìques sont venus me voir et m'ont dit :

« Comment va-t-on s'en sortir? » Je leur répondais : « Ne vous inquiétez pas. Ben Ali va vous aider. Il va s'enfuir... » Je ne suis pas Madame Soleil, mais c'était dans l'ordie des choses. Cet homme n'avait aucune éthique. Il n'avait pas plus de cou-rage. Mais son départ a été un enorme soulagement.

Quelles relations entreteniez-vous avec lui?

Aucune. En vingt ans, nous ne nous sommes parie qu'une seule fois, lors d'une rencontre fortuite dans un restaurant où ferrimene mespetits-enfants le dimanche. «Bonjour, aurevoir,prenezsoindevous... » Pour ètre frane, je n'ai jamais été inquiète, mème lorsoue i'ai nubile mon livre Habib

Bourguiba, le bon grain et l'ivraie, pas très amène a son endroit...

Vous avez tourné le dos a son regime

au début des années 1990. Pour quelle raison?

Après la nécessaire destitution de Habib Bourguiba, le 7 novembre 1987, j'ai très vite compris, passées les deux premières années, que Ben Ali n'était pas sincère. Les promesses qu'il a formulées lors de sa prise de pouvoir n'émanaient pas de lui. Il s'agissait de conseiis qu'on lui a prodigués pour « habiller » son coup d'État. J'avais accepté, un peu malgré moi, mais j'assume, la présidence de la Chambre des députés. l'ai souhaité alors instiller une certame ouverture, eniaissantles députés s'expri-mer et voter librement. Nous ne risquions pas grand-chose, d'ailleurs, puisqu'ils étaient tous destouriens. On parlait alors du Printemps de Tunis. Il n'aura dure qu'une saison... C'est alors que l'on m'a propose de quitter l'Assemblèe pour la présidence du Conseil constitutionnel. J'ai répondu que je ne cherchais pas du travaii, que s'ils voulaient ma piace, ils pouvaient la prendre. Et je suis parti.

Comment qualifieriez-vous son règne?

Déshonorant. Mais je tiens a préciser que ma génération est aussi responsable de ce qui est arrivé. Elle a accompagné Bourguiba et laissé faire ce qui est advenu dans ses dernières années de règne, ce qui a certainement permis l'accession au pouvoir d'un Ben Ali. Cette génération a fait beaucoup de sacrifices, mais elle a aussi fallii terminer dans la médiocrité. C'est aussi pour cela que j'ai accepté de reprendre du service.

Avez-vous des informations sur lui, sur son état de sante, objet de toutes les rumeurs?

Il vit en Arabie saoudite... Pour le reste, il ne m'intéresse pas. Moins on en parie, mieux cela vaut. Et puis c'est un ancien chef de l'État, il faut faire preuve d'un peu de décence : c'est une honte pour nous de l'attaquer aujourd'hui alors que nous l'applaudissions a tout rompre hier. Je sais que c'était surfait ou factice, mais tout de mérne... Regardons plutót devant nous.

La Tunisie a domande son extradition. Pensez-vous vraiment l'obtenir?

Nous n'avons pas de convention d'ex-traditìon avec l'Arabie saoudite et tenons

compte des traditions de ce pays. Cela ne nous empèchepas de réclamer qu'il nous soit livré. C'est mème notre devoir.

Ne craignez-vous pas qu'un procès de Ben Ali en Tunisie soit de nature a troubler l'orare public?

Au contraire, je dirais que ce procès est salutaire. Pour que tout le monde sache et que cela ne se reproduise plus. J'ajouterais

en outre que sa fuite, sans qu'il ait pris   bourguibienne..

••Safuiteestun acte de haute trahison. La sentence, c'est la peine de mort.

la moindre disposition pour remédier a la vacance du pouvoir, constitue une désertion pure et simple, un acte de haute trahison. La sentence, en pareli cas, c'est la peine de mort...

Que faut-il feire des anciens djrigeants du Rassemblement constitutionnel démo-cratique (RCD, ex-parti au pouvoir)?

Le parti a été dissous, mème si appel de cette décision a été inteqeté devant la justice. Certains dirigeants doiventrendre des comptes, d'autres font profil bas. Et puis il y a les militants, qui sont les produits du Néo-Destour, pierre angulaire de la Tunisie moderne. C'est un autre problème...

vous dites ótre contre la chasse aux sorcières. Elle est pourtant aujourd'hui engagée. Selon vous, l'Étattunisien peut-il - et doit-il - se passer de tous ceux qui ont travaillé pour rancieri regime et son bras politique, le RCD?

La Tunisie a besoin de tous ses enfants. Au début de l'indépendance, mème ceux qui avaient travaillé avec ou pour l'État francais ont été récupérés.

Les Tunisiens peuvent-iis comprendre ce discours?

Pour le moment, non. Aujourd'hui, les gens ont besoin que justice soit faite. En politique, il faut tenir compte de l'opi-nion, sans pour autant en ètre prisonnier. Chaque chose en son temps.

Nombreux sont ceux, en Tunisie comme a l'extérieur, qui s'inquiètent de la remise en cause d'un certain nombre d'acquis, comme le statuì de l'Isiam dans l'actuelle constitution ou l'émancipation desfem-mes. Que leur répondez-vous?

Qu'il y a des Ugnes rouges et que nous serons d'une extrème vigilance. On ne touche pas a l'article 1 de notre Constitution, fruit d'une alchimie toute

Cet article est pour le moins ambigu : « La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain; sa religion est l'isiam... » Qu'en est-il de la séparation entre l'État et la religion?

C'est justement parce qu'il est ambigu qu'il est bon : il ne faut ni plus ni moins. Les autres lignes rouges, ce qui n'est pas négociable, mais que nous pouvons en revanche volontiers améliorer, sont les droits de la femme, la nécessité du dialogue et de la tolérance - donc l'interdiction la plus absolue de la violence -, l'indépendance de la justice - pas seulement par rapport au pouvoir, d'ailleurs, mais aussi vis-a-vis des intéréts économiques, des lobbies ou des idéologies -, et, enfin, • • •

•••la Iurte contre la corruption. Sur tout cela, nous serons intransigeants. Le reste peut se discuter.

Le retour en forca des islamistes, mème si on peine a mesurer leur poids politique rèe), inquiète également...

Je peux comprendre cette inquiétude, mème si je préconise de voir les choses

••Silesidées d'Ennahdha inquiètent certains, qu'ils les combattenti

avec une autre perspective : créons les conditions nécessaires a la libre expres-sion des uns et des autres. Si leurs idées ne conviennent pas a certains Tunisiens, qu'ils les combattent sur le mème pian ! Le poids des islamistes, qui doit aujourd'hui beaucoup au regime précédent et a la politique de la matraque qui leur a été appliquée, sera alors tempere par les autres forces politiques en présence.

Pourquoi avoirautorisé Ennahdha et pas

le mouvement El-Tahrir [isla-miste également, NOLR]?

Parce que ce dernier parti ne répond aucunement auxrègles constitutionnelles. Il prèche, entre autres, pour le retour au

califat et l'instauratìon de la charia...

Les partis, plus ou moins représentatifs, pullulent. Le nouvei échiquier politique, sorti en quelques semaines du néant, vous semble-t-ìl de nature a éclairer les électeurs tunisiens, afìn qu'ils choisissent en toute connaissance de cause leurs firturs dirigeants?

Je ne crois pas beaucoup a cette floraison de partis. En Tunisie, comme ailleurs par le passe, cela finirà par se réguler. Il est vrai que les Tunisiens n'aurom peut-ètre pas, dans ce contexte, tous les éléments pour se decider. Mais entre deux maux, nous avons choisi le moindre.

L'union generale tunisienne du travaii (UGTT) agace parfois. On lui reproche son comportement vis-a-vis du gouvemement précédent, la surenchère qu'elle a volontiers pratiquée, ainsi que les revendica-tions soclales excessives qu'elle formule dans un contexte économique pour le

moins morose. Son influence sus-cite-t-elle des Jalousies ou bien outrepasse-t-elle son róle?

Je connais bien le parcours politique et patriotique de la centrale syndicale. Etje ne suis pas de ceux qui passent leur temps a chercher lapetite bète et a remuer le passe. J'ai tenu, en prenant mes fonctions, le discours de la transparence aux dirigeants de rUGTT. Je leur ai dit, par exemple, que je les consulterai sur les sujets d'importance, mais certainementpas sur la composition du gouvemement. Depuis lors, tout se passe bien.

Plus de trois mois après le début de la révolution, dans quel état se trouve l'economie?

La situation n'est pas borine, il faut ètre frane, mais elle s'améliore. J'ai été frappe par la capacitò de la Tunisie a tenir le choc, par l'incroyable energie que déploient les Tunisiens pour s'en sortir. Ainsi, si notte croissance estproche de zèro, nos expor-tations, elles, ontaugmenté par rapport a l'annéedemière...

Que vont devenir les multiples entre-prises qui étaient entre les mains des membres du clan Ben Ali-Trabelsi?

Toutes celles qui appartenaient aux ceni douze personnes que nous avons listées sont devenues la propriété de l'État. Il y a évidemment des dommages collatéraux, c'est pourquoi nous avons demandé a ceux qui peuvent ètre concernés par ces mesures - associés ou détenteurs d'actions dans ces entreprises - de se déclarer. S'ils démontrent leur bonne foi, nous réglerons leur cas.

Comment envisagez-vous aujourd'hui les relatlons, passablement dégradées au début de la transltion, avec la Franco?

Ces relations, pour des raisons his-toriques comme géographiques, sont incontournables. Les incidents de par-cours, cela arrive. Nous sommes vraiment ouvens, mais n'exigeons rìen, car nous

avons lavolonté de réussir seuls. Mais si la France souhaite nous accompagner dans la construction de notre démocratie, nous en serons très heureux. Etje crois que les Francais savent que, de tous les pays arabes, nous sommes le plus a méme de relever ce défi.

Lors de votre premier déplacement offìciel è l'étranger, vous avez rencon-tré successivement le président algé-rien, Abdelaziz Bouteflika, et le rol du Maroc, Mohammed vi. Que vous ètes-vous dit?

l'ai tenu a effectuer ma première visite dans ces deuxpays, car le projet de grand Maghreb soufflé, et la Tunisie est certai-nement la plus motivée pour remédier a une situation qui a trop dure. Hassan II disait que le Maghreb était une voiture surcales. J'ajouterais qu'elle n'ajamais eu de moteur... A Alger comme a Rabat, j'ai été très bien recu. Je leur ai expliqué que notre révolution n'était pas exportable et que chaque pays devait trouver sa propre voie vers les réformes. Le roi du Maroc a exposé sa vision des choses dans un discours historique. Il a effectué un pas substantiel, qui s'inserii, apparemment, dans une démarche evolutive. L'Algerie, c'est différent: c'est un grand pays, sans commune mesure avec la Tunisie et qui a connu de graves problèmes. Mais les Algériens sont suffisamment mùrs pour savoir ce qu'ils ont a faire.

•ÀJamaìsje n'aurais imaginé que Kaddafì adopterait un comportement aussi crimìnel.

Pensez-vous réellement que Moham-metì vi etAbdelazIz Bouteflika puissent surmonter leurs différends, dont celui sur le Sahara occidental, pour enfin per-mettre au Magnreb d'avancer?

Vous savez, la naissance de l'Union du Maghreb arabe [UMA], en 1989, a Marrakech, étaitdéjàun grand malentendu:

chacun avait sa vision des choses, et ces différents points de vue ne comcidaient pas. Le problème de cette organisation, c'est qu'elle dépend uniquement de la volante des chefs d'État Si ceux-ri ne se rencontrent pas, n'échangentpas, toutdemeure bloqué. L'affaire du Sahara occidental doit se régler dans le cadre de la légalité intemationale, sans brimer qui que ce soit, mais en tenant compte aussi des intérèts de la région tout entière. Je garde espoir...

une guerre se déroule aux portes de la Tunisie. Comment analysez-vous la situation en Libye et quelle issue voyez-vous a cette grave crise?

C'est la conséquence inéiuctable de la politique mise en piace depuis trop long-temps par le colonel Kaddafi. Je l'ai ren-contré une trentaine de fois, je le connais bien: il a une certame logique et mieux vaut la comprendre avant d'engager le dialogue avec lui. Mais jamais je n'aurais imaginé qu'un dirigeant au pouvoir depuis plus de quarante ans puisse adopter un comportement aussi criminel a l'égard de

son peuple. Gomme je ne crois pas non plus qu'à son àge Kaddafi puisse changer et conduire son peuple vers la démocratie, mème s'il y était contraint...

L'intervention de la communauté inter-natlonale en Libye fait débat, en Afrique comme dans le monde arabe. La soute-nez-vous?

Franchement, le monde arabe n'a pas le droit a la parole : il n'a rien fait. Si nous étìons des gens responsables, nous aurions dù prendre en charge nous-mèmes cette situation et trouver la solution. Nous ne pouvons tout de roème pas accepter qu'un pouvoir liquide son peuple avec des chars et des canons ! La coalition intervient sur la base d'une résolution du Conseil de sécurité. Et la Tunisie a toujours suivi la légalité intemationale. J'ajouterais que nous, nous assumons nos responsabilités. L'afQux massifde réfugiés a notre frontière est un problème de plus pour une Tunisie déjà bien fragile. Pourtant, nous faisons face a nos devoirs.

De quoi la Tunisie a-t-elle le plus besoin aujourd'hui?

De se remettre au travaii et de reprendre confiance.

Et VOUS?

[Rires] Moi ? De soutien et d'une bonne sante. Quand je me rase le matin - je ne pense pas a la présidence, je vous rassure -, je me regarde dans la giace etjemedisque j'ai vieilli. Je me dis surtout que je ne dois pas attendre que l'on vienne m'expliquer un jour que je déraille... •

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