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AFP

March 12 2015

Arabie: trois hommes dont un Saoudien exécutés pour trafic de drogue

Ryad

 
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Un Yéménite, un Saoudien et un Syrien, condamnés à mort dans deux affaires de trafic de drogue, ont été décapités au sabre mercredi en Arabie saoudite, où les exécutions se sont accélérées ces derniers mois.
Le Yéménite Hammoud Hajouri et le Saoudien Mohamed al-Qahtani, qui avaient été reconnus coupables de trafic d'une grande quantité d'amphétamine et de haschisch, ont été exécutés à Jizane, dans le sud du royaume, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa.
En outre, le Syrien Fadi Abderrazak, reconnu coupable lui aussi d'un trafic d'amphétamine, a été décapité dans la région d'Al-Jawf (nord), selon un deuxième communiqué du ministère.
Amnesty International s'est alarmée récemment du "rythme sans précédent" d'exécutions en Arabie saoudite.
Le nombre d'exécutions s'est élevé à 43 depuis début 2015, selon un décompte de l'AFP, soit un chiffre trois fois supérieur à celui enregistré pendant la même période de l'année dernière.
"Il est impossible" de donner les raisons de l'augmentation des exécutions, qui se poursuivent à un rythme "vraiment sans précédent", a déclaré Sevag Kechichian, chercheur d'Amnesty International.
Après 27 mises à mort en 2010, le nombre d'exécutions a bondi et atteint environ 80 chaque année. En 2014, l'AFP en a recensé 87, ce qui fait de l'Arabie saoudite un des pays au monde où la peine de mort est la plus usitée.
Ces exécutions se poursuivent en Arabie saoudite malgré les dénonciations répétées des organisations de défense des droits de l'Homme.
En septembre, un expert indépendant travaillant pour l'ONU avait exprimé son inquiétude concernant le déroulement des procédures judiciaires en Arabie saoudite et appelé à un moratoire sur les exécutions dans ce pays.
Viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce royaume régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique.