Une bonne nouvelle en provenance de Floride, au milieu de tant d’horreurs. Le gouverneur DeSantis a annulé le mandat d’exécution de William « Bill » Thompson.
Après la signature du mandat d’exécution de Thompson, le 11 septembre, ses avocats ont informé le gouverneur qu’ils estimaient que cet homme n’était pas apte à être exécuté en raison de la démence dont il souffre. Il ne savait pas où il se trouvait, affirmait que le président s’appelait « Bush » et, parfois, ne se rendait même pas compte qu’il avait été condamné à mort. Conformément à la loi de l’État, il a fait l’objet d’une expertise la semaine dernière. Les autorités n’ont pas divulgué les résultats ni expliqué la raison de l’annulation décidée aujourd’hui.
Ses avocats ont intenté une action en justice au niveau fédéral afin d’obtenir des soins adaptés à son état de santé grave, et plus de 120 professionnels de santé se sont prononcés contre le traitement qui lui était réservé. Parallèlement, l’attention internationale s’est portée sur la peine de mort à la suite de la tentative avortée d’exécution de Christa Pike dans le Tennessee : un scénario qui semblait tout à fait plausible en Floride également, compte tenu de l’état de santé précaire de Bill Thompson et de l’atteinte subie par son système veineux.